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                                                Biographie
   

Le compositeur | L'homme | Le chef d'orchestre

 

 

Sami-Alexander Habra

 

 

Né en 1935 à Haïfa, de nationalité britannique et élevé dans une double culture anglo-saxonne et française, sa passion pour la Musique remonte à son plus jeune âge, la première oeuvre qu'il entendit à l'âge de 7 ans étant la Cinquième Symphonie de Beethoven. Dès ce premier contact, il fut sensibilisé à la fois par l'oeuvre et par son interprète (en l'occurrence Félix Weingartner). Parallèlement à ses études scolaires, il s'est constamment penché sur l'interprétation des grandes oeuvres musicales, grandissant ainsi dans la tradition héritée des Weingartner, Toscanini, Mengelberg et quelques autres grands interprètes.

A 14 ans, il entendit Furtwängler pour la première fois lors d'une retransmission radiophonique et cette rencontre fut une véritable révélation qui s'avéra décisive pour sa culture musicale. A 17 ans, il commença ses cycles de conférences au sein des Jeunesses Musicales du Liban et avec elles, fut l'un des organisateurs du premier Festival de Baalbeck auquel furent invités Wilhelm Kempff, l'Orchestre de la NDR de Hambourg sous la direction de Georg-Ludwig Jochum, etc.

 

     

Philippe Leduc introduit la conférence. Sami Habra analyse l'Eroica par Furtwängler, mars 2007

Plus tard, tout en faisant carrière dans la finance, il approfondit ses connaissances de l'Art de Furtwängler et fut l'un des co-fondateurs de la Société W. Furtwängler Française, qui, depuis sa création en 1969, n'a cessé de lui confier un cycle mensuel de conférences. II fut également à l'origine de nombreuses émissions radiophoniques ayant pour but de mieux faire connaître au public les grands interprètes du passé, tels Abendroth, Mengelberg, Scherchen, Koussevitzky, Toscanini...

Sa relation avec Hans Schmidt-Isserstedt pendant dix années et l'amitié que ce dernier lui porta, permirent à Sami Habra de mieux pénétrer les secrets d'un art de diriger révolu (voir les deux interviews données à ResMusica.com). Grâce à leurs nombreuses discussions, il put ainsi remonter jusqu'à Arthur Nikisch qui fut le premier Maître de Schmidt-Isserstedt et, à la mort de Nikisch, à Félix Weingartner qui fut son second professeur. Il lui est arrivé de discuter souvent de points interprétatifs avec des musiciens de renom (Klemperer, Horenstein, Mitropoulos, Leopold Ludwig, etc.) et, ce faisant, de devenir une sorte de «conseiller involontaire», dès lors que ceux-ci tenaient compte de ses remarques quand ils les jugeaient pertinentes...

 

 

(c) 1998

Photo J-C Le Toquin, 2005

 

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