Programme : 10 Dec. 1923, Berlin
   

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10.XII.1923 Berlin,
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PROGRAMME DU CONCERT DE BERLIN DU 10 DECEMBRE 1923

Cinquième des « Dix Concerts Philharmoniques » de la deuxième saison de Furtwängler, ce concert proposait aux abonnés une soirée entièrement Beethoven, comme notre chef s'est plu à en jalonner sa carrière. L'intérêt réside ici dans La Fantaisie chorale, qui revient plusieurs fois sous sa baguette à cette époque, mais qui disparaîtra totalement de son répertoire après son exécution sous les doigts d'Edwin Fischer, au Festival de Görlitz 1931.

C'est la pianiste, bien oubliée de nos jours, Frieda Kwast-Hodapp qui officie. Frieda Hodapp (1880-1949) doit son nom composé à son mariage avec le pianiste, compositeur et pédagogue, James Kwast. Elle avait été l'élève de Max Reger — dont elle a créé le Concerto pour piano sous la direction de Nikisch — et s'était produite pour la première fois avec Furtwängler en 1914, pendant le directorat de ce dernier à Lübeck.

L'autre participant à cette œuvre est le Chœur Bruno Kittel, sans doute l'un des meilleurs ensembles berlinois avec le Philharmonisches Chor et la Sing-Akademie. Furtwängler avait systématiquement recours à lui, et le témoignage, unique et frappant, de cette collaboration est la 9e Symphonie de Beethoven du printemps 1942.

Les programmes imprimés se suivent et ne se ressemblent pas : parfois indigents en terme d'informations, parfois plus documentés, comme celui-ci. S'il ne présente aucune biographie, il se paie le luxe d'une analyse beethovénienne sous la plume d'un des plus éminents musicographes et cri-tiques de l'époque, Paul Bekker.

Et la page 4 en surprendra plus d'un : les disques, que nous connaissons aujourd'hui comme des "Polydor" ou des "Deutsche Gramophon" étaient, certes, fabriqués par DGG, mais portaient l'étiquette célèbre de Nipper écoutant la voix de son maître.




PROGRAMME FOR THE CONCERT OF 10 DECEMBER 1923 IN BERLIN

The fifth of the "Ten Philharmonic Concerts" of Furtwängler’s second season offered subscribers an evening entirely devoted to Beethoven, as our conductor was often to do throughout his career. The interest here lies in the Choral Fantasia, which would reappear several times under his baton during this period, only to vanish completely from his repertoire after a performance at the Görlitz Festival in 1931 under the fingers of Edwin Fischer.

The featured pianist, entirely forgotten today, was Frieda Kwast-Hodapp. Frieda Hodapp (1880-1949) owed her double-barreled name to her marriage to the pianist, composer and teacher James Kwast. She had been a pupil of Max Reger — she gave the first performance of his Piano Concerto under the direction of Nikisch — and appeared for the first time with Furtwängler in 1914, during his tenure as music director in Lübeck.

The other participants in this work were the Bruno Kittel Choir, undoubtedly one of the best ensembles in Berlin alongside the Philharmonic Choir and the Sing-Akademie. Furtwängler regularly engaged them, and the Beethoven Ninth Symphony given in the spring of 1942 is a unique and striking testimony to their collaboration.

The printed programmes for successive concerts are not all alike; some provide little information, while others, including this one, give fuller documentation. While it provides no biography, it does feature the luxury of a Beethoven analysis from the pen of one of the finest music writers and critics of the time, Paul Bekker.

And page 4 will come as a surprise to many: the discs, which we consider today as "Polydors" or "Deutsche Grammophons", were certainly made by DGG, but bore the famous label showing Nipper listening to his master’s voice.


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