Ouverture de Coriolan, Beethoven
   

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Une analyse d'Audrey Roncigli

 

Introduction

Septième Symphonie de Bruckner

Ouverture Coriolan de Beethoven

Conclusions

 

 

 

 

Ouverture de Coriolan, op. 62

Ludwig van Beethoven

 


   
Berlin, 30 juin 1943 : Berliner Philharmoniker

DGG 471 289-2
   

Vienne, 25 novembre 1947 : Wiener Philharmoniker

EMI CHS 5 65513 2

 

 

 

1.                                                   

 

1943
Accords brutaux, longues pauses, développement peu homogène :

inquiétude et violence

1947


Puissance sans violence, sans tourmente

La puissance de Coriolan

L’extrait proposé commence l’ouverture : des accords après des tenues, joués avec une grande force dans les deux cas, puis un développement dynamique des cordes, aboutissant au retour de la cellule rythmique de départ.

       
 

2.                                                   

  1943
Jeu des nuances, beau legato,
fff extrême...
1947
Apaisement, calme, maîtrise

La prière des femmes

Cet extrait qui suit l’exposition du thème de Coriolan, donne à entendre la prière des femmes, dans une tonalité de mi b majeur, forgeant une atmosphère plus calme, plus douce.

       
 

3.                                                   

  1943
L'extrême de l'extreme : crescendi, dynamique des cordes, percussions, tempo. La brutalité...
1947
La puissance sereine : la force tranquille

La force de Coriolan s'exprime à nouveau

Ce développement marque, après les prières des femmes, le retour du thème de Coriolan dans sa volonté de domination : écoutez la dynamique, le rythme, et le retour caractéristique des accords. 

       
 

4.                                                   

 

1943
Püissance sonore, nuances extrême,

violence des accords

1947
Mesure, nuances superbes sans rupture, virtuosité dynamique des pupitres

L'hésitation, entre Coriolan et les femmes

Cet extrait est assez particulier, puisqu’il mêle les deux thèmes : celui de Coriolan, avec le retour des accords ; en extrême fin, celui des femmes, plus doux, amenant par là même un changement de tonalité du do mineur au mi b majeur.

       
 

5.                                                   

 

1943
Tempo, nuance et dynamique brisés

1947
Rupture préparée, sereine

Deux exemples de transition

L’intérêt du court extrait proposé tient dans la façon dont Furtwängler passe d’un thème à un autre : la rupture ne laisse pas le même sentiment dans les deux versions mises en comparaison.

       
 

6.                                                   

 

1943
Instant dramatique et douloureux : tutti extrêmes, nuances sur-amplifiées, tempo accelerando, ... vers l'angoisse et la panique

1947
Noblesse du chef, tempo plus large, tutti plus clair, accords moins violents : sérénité et puissance

Le héros tourmenté

Ce passage est un moment clé de l’ouverture : Coriolan est face à lui-même, partagé entre sa volonté de puissance et l’appel des femmes. S’en suit un développement mélodique et rythmique hors du commun.

       
 

7.                                                   

 

1943
Cataclysme sonore, ruptures brutales, cuivres menaçants : chemin sans retour ?

1947
Force glorieuse, sans menace, mais énergique et brillante

Le paroxysme, tout se joue

L’extrait présent est le moment crucial de l’œuvre, tout se joue ici. En résulte musicalement une magique et magnifique pléthore de thèmes, de rythmes, de nuances, de dynamiques, qui forment un des moments les plus exceptionnels de l’Histoire de la musique…

       
 

8.                                                   

 

1943
Mort tragique, dans un tempo large, morrendo du tutti... Atmosphère unique, sensation d'inconscience

1947
Tempo moins large, orchestre sonore, retenue des cordes. Ambiance moins tragique

Le suicide du héros, la fin de l'oeuvre

La fin de l’ouverture est des plus dramatiques : le héros meurt au fur et à mesure que l’orchestre disparaît également. 

  (c) 2007    

 

 

 

 

 

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