Adagio de la Symphonie n°7 d'Anton Bruckner
   

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Une analyse d'Audrey Roncigli

 

Introduction

Septième Symphonie de Bruckner

Ouverture Coriolan de Beethoven

Conclusions

 

 

 

 

Adagio de la Symphonie n°7 en mi majeur

Anton Bruckner

 

 

    Berlin, 1er avril 1942 : Berliner Philharmoniker

      TELDEC 9031-76435-2
 

    Le Caire, avril 1951 : Berliner Philharmoniker

       DGG 439 832-2

 

 

 

 

1.                                                   

  1942
Mystère et angoisse, mélancolie
1951
Sérénité, maîtrise du tempo, intensité

Entrée du thème

Il s’agit ici de la première exposition du très célèbre thème de l’Adagio, qui débute par une introduction des cuivres et des cordes, puis des accords en tutti, qui seront modulés rythmiquement et harmoniquement tout au long de l’œuvre, mais constitueront un leitmotiv récurrent dans le mouvement.

       
 

2.                                                   

  1942
Lenteur dramatique et legato soutenu
1951
Maitrise et calme

Annonce du deuxième thème et deuxième thème

Cet extrait amène un second thème dans le mouvement, plus rythmé, plus dynamique, et introduisant un complet changement d’atmosphère. Les deux versions ne le présentent pas du tout de la même manière.

       
 

3.                                                   

  1942
Sombre, tragique, tension : espoir retenu

1951
Dynamique, nuances :

certitudes du meilleur

Le thème en mode majeur, l’espoir

Il s’agit ici d’une courte introduction, plutôt sombre, amenant un nouveau thème en mode majeur, moins douloureux que le reste du mouvement, et qui permet donc de nouveaux éléments d’interprétation orchestrale.

       
 

4.                                                   

  1942
Crescendo hasardeux et caractère tragique.
Quasi souffrance...
1951
Masse décidée, posée, détachée...

Le retour du premier thème

Cet extrait, avec un passage de transition, amène le retour du premier thème du mouvement, contenant la partie introductive puis les accords initiaux. Il est donc intéressant de noter les différences d’exécution (ou pas) par rapport au début du mouvement.

       
 

5.                                                   

 

1942
L'angoisse face à l'espoir, le tragique des cuivres face à la douceur des cordes

1951
Dynamique, nuances, tutti exceptionnel :

 la force

Les accords en tutti

Dans ce passage, il appartient de bien noter l’introduction aux cordes, plus ou moins dynamique selon les interprétations. Vient ensuite une modulation du thème des accords, entre différents pupitres de l’orchestre, puis en tutti : ce moment constitue un des sommets du mouvement.

       
 

6.                                                   

 

1942
Nuances et legato poussés à l'extrême

1951
Tempo plus léger, plus serein ; développement plus homogène

sans rupture

La douceur et l’espoir

Cet extrait très différent après le passage des accords, propose un thème beaucoup plus doux et calme, qui ne produit pas du tout la même atmosphère dans l’interprétation de 1942 et dans celle de 1951.

       
 

7.                                                   

 

1942
Nuances à la limite du supportable, paroxysme de la dynamique orchestrale

1951
Interprétation plus lente, plus articulée, ensemble maîtrisé

Le tutti paroxysmique

L’extrait 7 donne à entendre l’élément paroxysmique du mouvement, qui fait intervenir en ff tous les pupitres, dans un thème très dynamique, qui n’est pas dirigé de la même façon par Furtwängler dans les deux versions choisies.

       
 

8.                                                   

 

1942
Émotion non contenue : entre angoisse et tristesse. L'heure de la fin ?

1951
Tristesse sans tragique et sans peur

La "douloureuse méditation"

Dans cet extrait, deux thèmes se succèdent, dans une atmosphère assez triste : le premier est tenu par les cuivres, et le second par les cordes et les bois.

       
 

9.                                                   

 

1942
Importance du decrescendo

1951
Atmosphère dominée, moins de contrastes

Épilogue

L’extrait proposé clôt l’Adagio de cette Septième Symphonie de Bruckner, les cuivres tenant la partie mélodique, et les cordes accompagnant le développement conclusif qui se termine par une modulation d’accords en majeur.

  (c) 2007    

 

 

 

 

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